LESIA - Observatoire de Paris

  • Mardi 31 octobre 2017 à 14h00 (Salle de conférence du bâtiment 17)

    Acousto-optique, de l’imprimante au spectromètre infrarouge

    Alexandre Jeanneau (LESIA)

    Haute efficacité, flexibilité d’une commande électronique, faible masse, petite taille, insensibilité aux radiations, les avantages des composants acousto-optiques en font des candidats de choix pour la réalisation d’instruments spatiaux, par-delà leur présence dans des domaines allant de l’imprimerie industrielle, à la réalisation de lasers impulsionnels, en passant par le contrôle qualité et la microscopie.

    Parmi eux, le filtre acousto-optique est un filtre spectral reposant sur l’interaction d’une onde acoustique avec un faisceau lumineux. À sa surface un transducteur, collé sur un cristal, permet de générer une onde acoustique. Cette onde, alternance de compression et de détente de la matière, provoque l’apparition d’un motif d’indice de réfraction. Le cristal se comporte alors comme un réseau de diffraction, accordable électroniquement.

    Ce séminaire débutera par une description de certaines utilisations des composants acousto-optiques, et en particulier du spectromètre infrarouge de l’instrument SuperCam pour la mission Mars2020, actuellement co-développé par le LESIA et le LATMOS [1]. On s’intéressera ensuite au fonctionnement des filtres acousto-optiques.

    [1] Laboratoire ATmosphères, Milieux, Observations Spatiales, situé à Guyancourt (Yvelines)


  • Vendredi 13 octobre 2017 à 14h00 (Salle de conférence du bâtiment 17)

    Searching for planets forming in transitional disks with the Keck/NIRC2 vortex coronagraph

    Garreth Ruane (Caltech)

    Perhaps one of the key signposts of planet formation is the presence of gaps, cavities, and spirals in transitional disks. I will describe a Keck/NIRC2 program that seeks to test this hypothesis by searching for accreting planets within such gaps and cavities via deep direct imaging observations in the infrared. This program makes use of a new observing strategy consisting of a combination of angular and reference star differential imaging, improved wavefront control algorithms, and a small inner working angle coronagraph to push the high-contrast imaging performance of NIRC2.

    In an initial case study of TW Hya, the nearest protoplanetary disk (distance of 60 pc), we searched for accreting planets within dust gaps previously detected in scattered light and submm-wave thermal emission. Three nights of observations with the Keck/NIRC2 vortex coronagraph mode in L’ (3.4-4.1 um) did not reveal any statistically significant point sources. We thereby set strict upper limits on the masses of non-accreting planets. In the four most prominent disk gaps at 24, 41, 47, and 88 au, we obtain upper mass limits of 1.6-2.3, 1.1-1.6, 1.1-1.5, and 1.0-1.2 Jupiter masses assuming an age range of 7-10 Myr for TW Hya. Our non-detection also implies that any putative 0.1 Jupiter mass planet, which could be responsible for opening the 24 au gap, is presently accreting at rates insufficient to build up a Jupiter mass within TW Hya’s pre-main sequence lifetime.


  • Lundi 9 octobre 2017 à 14h00 (Salle de conférence du bâtiment 17)

    Adaptive Optics activities at the Australian National University

    Francois Rigaut (AITC, Research School of Astronomy and Astrophysics, Australian National University)

    In addition of its deep commitment to the Australian National facilities like Siding Springs Observatory, ANU is part of the Giant Magellan Telescope, and since recently, part of ESO as a strategic partner. Within the ANU, the Advanced Instrumentation Technology Centre core mission is to build instruments for astronomy. It is, together with the AAO, one of two optical/infrared instrumentation pole in Australia. Our focus is Near-Infrared imagers and Integral Field Spectrographs, and since 2012, Adaptive Optics. I will give an overview of our AO activities, covering applications and developments for GMT, Subaru GLAO, Gemini GeMS’s NGS2, as well as activities pertinent to the newly signed ANU-PSL collaboration (e.g. relative to Green Flash).


  • Jeudi 5 octobre 2017 à 11h00 (Salle de conférence du bâtiment 17)

    MASER : un projet de service radio basse fréquence

    Baptiste Cecconi (LESIA)

    MASER (Mesures, Analyse et Simulations d’Emission Radio) est un projet de SNO (Service National d’Observation) dédié à la radioastronomie basse fréquence. Ce service a pour but de distribuer en particulier des données radio basses fréquences (quelques kHz à 50 MHz) obtenues à partir d’instruments sols et spatiaux (Cassini, STEREO, Ulysses, WIND, Nançay…). Ce sont des données radio solaires et planétaires (Terre, Jupiter et Saturne, principalement) ; des catalogues d’événements radio solaires et planétaires (Sursaut Solaires, Emissions Joviennes) ; des outils de traitement, de simulation et d’analyse pour les données radio basses fréquences ; des services interopérables avec deux grands standards de l’Observatoire Virtuel : SPASE et l’IVOA ; des supports de cours et de TP liés à la radio basse fréquence ; des bibliothèques logicielles pour construire des jeux de données radio BF compatibles OV. La préparation de ce SNO se fait en coordination avec l’Action Spécifique SKA-LOFAR et avec la Station de Radio Astronomie de Nançay.


  • Lundi 25 septembre 2017 à 16h00 (Salle de conférence du bâtiment 17)

    Surface-atmosphere interactions on Pluto - New Perspectives from New Horizons

    Leslie Young (Southwest Research Institute, Boulder Colorado, USA)

    When the New Horizons spacecraft flew past Pluto in July 2014, it revealed a beautiful and complex world in stunning detail. Further analysis now has given us maps of not only the albedo and color, but also topography and composition. We can now see the locations, depths, and slopes of areas that do or do not contain the ices N2, CO, and CH4. These ices are volatile and make up Pluto’s atmosphere as well. I will talk about some of aspects of surface-atmosphere interactions, with a particular emphasis on the role of topography in maintaining pockets of N2 ice at the high northern latitudes that are currently in continuous sunlight.


  • Jeudi 14 septembre 2017 à 10h00 (Salle de conférence du bâtiment 17)

    Présentation du futur Complexe Technologique Spatial (CTS) sur le site de Meudon (bât. 15)

    Yann Hello, Jérôme Parisot et Boris Segret (LESIA)

    Fin août 2017 a lieu le démarrage d’un grand chantier pour le LESIA et le campus spatial PSL CCERES (opéré par le labex ESEP) : plus de 200 m2 d’espace dédié à l’instrumentation spatiale, dont un peu moins de la moitié en environnement propre, dans le bâtiment 15 du site de Meudon. Cet espace sera prévu pour y concevoir et intégrer les productions spatiales du LESIA, de C²ERES (Campus et CEntre de Recherche pour l’Exploration Spatiale) et de leurs partenaires, cela pourra aller du nanosat aux instruments embarqués sur les grosses sondes de l’ESA.

    Il comprend trois principaux éléments : la salle PROMESS, un centre d’ingénierie concourante pour la conception en amont de projets spatiaux, une salle d’intégration dédiée aux nanosats et une salle où sera installée la cuve SIMENOM qui est isolée au bâtiment 8 pour l’instant. Si tout se passe bien, cet espace, dénommé Complexe Technologique Spatial (CTS) sera opérationnel au tout début de l’année 2018. Ce projet participera de façon conséquente à la visibilité du campus spatial de PSL à l’Observatoire, le C²ERES. Ce sera une brique importante pour le projet de fédération des campus spatiaux d’Ile-de-France à travers l’EUR EUREQA déposé en juin dans le cadre du Programme des Investissements d’Avenir du Commissariat Général aux Investissements.

    Nous proposons de faire une description détaillée du CTS et d’expliquer comment les projets spatiaux pourront y avoir accès.